Espace rencontre annecy le vieux saint sylvestre





Ce film un peu ridicule sur le triste destin de lintelligentsia russe ayant émigré aux USA, a été montré au festival du film de Moscou, acclamé par mes amis, mais na pas reçu de prix.
Dans ses mémoires intitulés «La justification de ma vie Petchiorine explique sa décision en toute simplicité : «Je ne pouvais pas être professeur en Russie parce que, là-bas, on na pas vraiment besoin de la science, on na besoin de mots, de déclamations, de poudre aux.
Jai eu la chance dêtre un malchanceux soviétique.
Dans la spirale de ma vie, on peut distinguer quatre boucles, divisées en deux moitiés : la moitié russe et de la moitié américaine, ou plus largement mondiale.Cest ce quelque chose qui est le meilleur contenu de notre création.» Je ne parle presque jamais de mes projets, question souvent posée par les lecteurs.Maintenant, le veto était mis, même là-bas.Bien entendu, il métait alors impossible de réfléchir à la logique de mes actes, mais pendant ces dix années passées entre ciel et terre, jai réussi certaines choses.Une fois encore le criticisme en profitant de tous les charmes de la liberté, dans le plus démocratique pays du monde, et peut-être justement pour cela.Par treize degrés au-dessous de zéro, dans léglise de Kadachi gelée du sous-sol aux coupoles, je grimpais les escaliers de bois branlants pour chercher des dossiers vétustes et, après pour rechercher un partenaire les avoir secoués pour faire tomber le givre, je redescendais pour les poser sur les tables.En Amérique, ce genre, assez populaire de nos jours, sappelle «biographie psychologique».Et cest la Californie qui a été le lieu de réalisation de vieux projets et de projets plus récents.Un cycle de cours magistraux à la chaire de littérature anglaise, un autre en slavistique.Les héros du roman Des anges sur la pointe d'une aiguille sont des vieux journalistes cyniques et des jeunes conformistes, des membres du Politburo en plein marasme et des agents des services secrets, depuis les mouchards et jusquaux généraux du KGB, qui foncent vers.Et je ne pense pas quil y en ait une troisième.
Troisième boucle ou Un arc en ciel hivernal au Texas Ainsi, la spirale de ma vie a été tranchée en deux en 1987.




Le journal crée des immondices dun jour, quil tente par tous les moyens de faire entrer dans la tête de ses lecteurs.Je connaissais par cœur la moitié.Et puis, ce congrès à moitié clandestin était lenfant débile de changements attendus depuis longtemps dans cette société malade, de changements qui avaient déjà eu lieu sans attendre le congrès.Certains morceaux anciens entrent dans la composition de projets nouveaux.Après la mort du Guide, il avait été écarté de ces fonctions mais, comme membre de la nomenclature, aussitôt nommé directeur de lInstitut Pédagogique ancienne deuxième Université de Moscou.On voit que tu t'habilles à Paris, toi!Trois ans plus tard, je terminais un roman-enquête destiné à dévoiler une vérité dissimulée : Exilé volontaire (première chronique du Prisonnier de la Russie) qui donnait une nouvelle interprétation de lœuvre de Pouchkine.Je nai pas eu le temps dêtre empoisonné, comme disait Evgueni Schwartz «par lair vicié de lUnion des écrivains».Membre de lUnion, je me retrouvais en assez douteuse compagnie.Ne possédant pas mon coin à moi ni rencontre coquin rennes un travail permanent, je passais les trois quarts de mon temps dans les salles de lecture.«Exilé volontaire personne na inventé de meilleure formule que Pouchkine.
Dans Le Prisonnier de la Russie, le niveau de vérité historique est celui dune analyse littéraire, mais le style est celui du roman historique.


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